Bulls from Lascaux to those from Madrid, horses, dogs and then from monkeys to men, my work was organized without my knowledge, following the principle of a Theory of Evolution, with gaze as the guiding principle, gateways that link us to other species. Beyond appearances, I seek the sensitive where we do not expect it, the humanity of some or the animality so quick to spring from others: the ambivalence of life itself, as I feel it. My subjects plead their cause on their own, their eyes supporting ours in a confrontation prelude to mutual understanding.

 

Des taureaux de Lascaux à ceux de Madrid, du cheval au chien puis du singe à l’homme, mon travail s’est organisé à mon insu en suivant le principe d’une Théorie de l’Evolution, avec comme fil directeur les regards, passerelles qui nous lient aux autres espèces. Au delà des apparences, je cherche le sensible où on ne l'attend pas, l’humanité des uns ou l’animalité si prompte à jaillir des autres: l’ambivalence de la vie même, telle que je la ressens. Mes sujets plaident leur cause tous seuls, leurs regards soutenant le nôtre dans un affrontement prélude à une compréhension mutuelle.

Juriste de formation, j’ai suivi le cours de François Bard aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris, de 1994 à 1997.

Je vis et travaille à Paris.     

Expositions et récompenses

- Galerie Gilles Perrin - Montbéliard, 2017- 2018

- Salons des Arts de la région parisienne - Dourdan, Vaucresson, Garches, Ville d’Avray, Marne la Coquette, Croissy sur Seine, Plaisir - de 2004 à 2016 

- P O  Ateliers d’Artistes Cœur de Seine - 2006 à 2016

- SALON D’AUTOMNE -  Paris, 2011

- Expo.collective Femmes Artistes Réalistes - Draveil,  2011

- AFFICHE du spectacle Bête de ScèneS pour la Compagnie Justiniana -  Besançon, 2010 

- Salon ARAMI - Ermont, 2010 

- Réalisation de 15 toiles pour l’exposition scientifique GORILLES ! -  Mairie de Rueil-Malmaison, 2008

- LOGO école primaire Jean-Paul II - Garches, 2008 

- Exposition collective Art Nature et Animaux - Paris, 2007 

- Cabinet Stéphane Pinta - Paris, 2006 

- Galerie Geste - Besançon,  2005 

 

 - 1er Prix du Jury  Salon des Arts - Vaucresson - 2004

 - Prix du  Public Salon des Arts - Vaucresson - 2005

 - 1er Prix du Jury Salon des Arts - Vaucresson - 2006

 -  Prix du Public Salon des Arts - Vaucresson - 2007

 -  2ème prix du Jury Salon des Beaux Arts, Marnes la Coquette - 2009

 -  1er prix du Jury (peinture) + 2ème prix du Jury (technique mixte)  salon des Arts - Vaucresson - 2009

Evolution

Painting is for me freedom, curiosity, constant research, questioning, a reflection of life itself. It would be contrary to these principles to lock oneself into a model. From Lascaux to "realistic" warriors, from abstraction to childish representation freed from all constraints, my work was therefore organized in its own way, following the principle of a Theory of Evolution.

La peinture est pour moi la liberté, la curiosité, une recherche constante, des remises en questions, le reflet de la vie même. Il serait contraire à ces principes de s'enfermer dans un modèle. De Lascaux aux guerriers"réalistes", de l’abstraction à la représentation enfantine affranchie de toute contrainte, mon travail s’est donc organisé en suivant à sa manière, le principe d’une Théorie de l’Evolution. 

 

1996 - 1998 : Murmures du temps. Huile et technique mixte sur papier kraft. Ce thème de l’art pariétal s’est imposé naturellement pour une première approche de la peinture et de la matière. Formes floues, couleurs « naturelles » mélangées à du sable et de la poudre de marbre, appliquées au couteau.

                       : Petites fresques. Huile sur carton préparé.  Je veux donner la mesure du caractère éphémère et fragile des créations humaines.

1999 - 2003 : Les Autres - Jeux du cirque Huile sur toile. Série aux couleurs vives sur la violence saturée des arènes et des rings.

2004 - 2008 : Attention fragiles - Inventaire avant Liquidation. Huile sur toile. Portraits de grands singes, approche militante d'une population en sursis, en partie réalisée pour une exposition itinérante scientifique sur les gorilles (Gorilles ! Grand Palais, 2006, Rueil-Malmaison, 2008).

2006 - 2011: Guerriers surmas. Huile sur toile. Cette armée imaginaire, sans couleur définie mais définie par la couleur du fond (raccourci Animiste), est née d’un regard, croisé dans un magazine. Le regard de cet homme de la vallée de l’Omo - là où tout a commencé pour nous, l’Evolution, toujours - plein de défi et de questionnement face au photographe, m’est apparu comme un symbole de notre condition.

2009 : 2010: Bêtes de scène. Huile sur toile. Portraits de personnalités du show bizz, livrées en pâture dans le même cadrage serré que leurs cousins les grands singes.

2010 - 2011 : A cheval - Cabotins, Têtes de chiens Huile sur toile Les bêtes, façonnées par des millénaires de cohabitation avec l'homme. Une approche quasi photographique qui vient (momentanément !) clore le chapitre de la figuration. 

2011 : Bête de scènes. Huile sur toile. Un travail sur la star des contes et légendes, pour répondre à la commande d'une compagnie théâtrale.

2012 - 2014 : Désordre.  Acrylique sur toile. Enfant, je dessinais au verso des électroencéphalogrammes que mon père psychiatre me rapportait de l'hôpital. Au verso de mes pages blanches, des kilomètres de petits gribouillages tantôt minuscules et bien tranquilles, tantôt déchaînés, dont je sentais confusément qu'il y avait de l'humain derrière. Le saut dans l'abstraction s'est fait spontanément sur ce thème du désordre mental.

2015 : GATAC etc. Acrylique sur toile La Vie avant la Vie.

 2015 - 2016 : www cats, walking, wandering, wondering waiting, wasting, whistling, wishing cats etc. Acrylique sur toile 

Retour à la figuration à travers la liberté d’expression des enfants, grave et joyeuse à la fois, affranchie de toutes les règles de la figuration et de l’abstraction.

Pour en savoir plus...

Haunted by the feeling of imposture, figuration appeared to me as a necessary step to honestly learn a trade that would quickly lead me I thought to the vertigo of abstraction, (false) supreme freedom, of that I 'll speak further. I found freedom in figuration, which was the only way to share as fairely as possible what touches me and to give meaning to feeling and emotion. Add to this the exhilarating little side breaker of the genre: each observer has the codes to apprehend the figuration.

Man, eternal source of questioning, inspires me. As I did for my first work on bulls, I intuitively looked for it at the Origin, at the edge of the Omo valley, the land of our birth;  isn't it necessary to start at the beginning to tackle a problem?

And I passionately love animals, which I track and bite in nature, parks of France and Navarre. The great apes, horses, cats, dogs, shaped by millennia of selective cohabitation, manhandled bulls in the arena ... It does not matter  whether an animal can reason, said Albert Schweitzer, just knowing he can suffer, I consider him a comrade. The militant way I look at our species in painting  showes our points of convergence ... with looks, precisely. It is our animality, so quick to spring from our limbic brain that I will look for in the violent rituals of the Nuba, in bullfights, whose subtle codifications only serve to mask savagery. It is also and above all a humanity, let's say a disturbing kinship that I show in the looks. By these tight framing, the almost absence of background, the Other fixes us and questions us at leisure. Perhaps he even judges us.

For this I trace signs, I leave footprints on the canvas. Literally in my subject, I often end up with my bare hands (these people who need to touch to see, a nuisance for museums!). Painting without brushes undoubtedly makes it possible to refine a line, to mold a shadow, but above all to abolish the distances with my canvas, to tame it, while leaving an emotional mark.

When recently I wanted to take the multifaceted paths of freedom with abstraction, I paradoxically had the feeling of no longer being free, of losing my spontaneity, looking for the right trait, which is neither way of being, neither gratuitous, anecdotal, decorative and meaningless, in short, in an architecturally controlled quest which no longer had anything spiritual, leading me as if plumbed by a cliff without giving me wings. So I came back to a figuration freed from all the rules, through the freedom of expression of children, serious and joyful at the same time, always curious about the world.

      Hantée par le sentiment d'imposture, la figuration m’apparaissait, au départ, comme un passage obligé pour apprendre honnêtement un métier qui me conduirait rapidement pensai-je au vertige de l’abstraction, (fausse) liberté suprême, de cela je reparlerai plus loin. Car la liberté je l’ai trouvée dans la figuration. J'ai un besoin viscéral de partager ce qui me touche, le plus justement possible. Le seul moyen - pour moi - de donner un sens au sentiment et à l’émotion. Ajouté à cela le grisant petit côté casse-gueule du genre: chaque observateur possède les codes pour appréhender la figuration.

     L’Homme, éternelle source de questionnement, m’inspire. Comme je l'ai fait pour mon premier travail sur les taureaux, je vais intuitivement le chercher à l'Origine, aux confins de la vallée de l’Omo, terre de notre naissance car il faut bien commencer par le commencement pour aborder un problème.

     Et j'aime passionnément les bêtes, que je traque et croque dans la nature, les parcs de France et de Navarre. Les grands singes, les chevaux, les chats, les chiens, façonnés par des millénaires de cohabitation sélective, le taureau, malmené dans l’arène… Il ne m’importe pas de savoir si un animal peut raisonner, disait Albert Schweitzer, du seul fait qu’il peut souffrir, je le considère comme un camarade. Le regard militant que je pose, en peinture, sur nos espèces montre nos points de convergence... J'insiste d'ailleurs beaucoup sur les regards. C'est notre animalité, si prompte à jaillir de notre cerveau limbique que je vais chercher dans les rituels violents des Noubas, dans les corridas, dont les subtiles codifications ne servent qu'à masquer la sauvagerie. C'est aussi et surtout une humanité, disons une troublante parenté que j’affiche dans les regards. Par ces cadrages serrés, la quasi absence de fond, l’Autre nous fixe et nous interroge à loisir. Peut-être même nous juge-t-il.

Pour cela je trace des signes, je laisse des empreintes sur la toile. Littéralement dans mon sujet, je finis souvent à main nue (ces gens qui ont besoin de toucher pour voir, une nuisance pour les musées !). Peindre sans pinceaux permet sans doute d’affiner un trait, de modeler une ombre, mais surtout d’abolir les distances avec ma toile, de l'apprivoiser, tout en laissant une trace émotionnelle. 

     Lorsque récemment j’ai voulu emprunter les chemins multiples et protéiformes de la liberté avec l’abstraction, j’ai eu paradoxalement le sentiment de n’être plus libre, de perdre ma spontanéité, recherchant le bon trait, qui ne soit ni à la manière de, ni gratuit, anecdotique, décoratif et dénué de sens, bref, dans une quête archi contrôlée qui n’avait plus rien de spirituel, me conduisant comme à l’aplomb d’une falaise sans pour autant me donner des ailes. Je suis donc revenue à une figuration affranchie de toutes les règles, à travers la liberté d’expression des enfants, grave et joyeuse à la fois, toujours curieuse du monde.  

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