Je travaille par des séries aux styles très variés et définis. La peinture  c'est une recherche constante, des remises en question, la curiosité... le reflet de la vie même.  Il serait contraire à ces principes de m'enfermer dans un modèle.  Amoureuse des bêtes, j'exprime les liens qui nous rassemblent par la puissance émotive des regards, infalsifiables zones d'échange.  La confrontation, par des plans serrés excluant toute anecdote est inévitable: chacun s'observe, en prélude d'une compréhension mutuelle.  

I seek the sensitive where we do not expect it, the humanity of some or the animality so quick to spring from others: the ambivalence of life itself, as I feel it. My subjects plead their cause on their own, their eyes supporting ours in a confrontation prelude to mutual understanding.

Juriste de formation, j’ai suivi le cours de François Bard aux Ateliers des Beaux-Arts de Paris, de 1994 à 1997.

Je vis et travaille à Paris.     

EXPOSITIONS 

- A la Plage studio -Paris, 2020

- Auberge du Bonheur - Paris/Boulogne, 2018

- Galerie Perrin - Montbéliard, 2017- 2018

- Salons des Arts de la région parisienne - de 2004 à 2016 

- Ateliers d’Artistes Cœur de Seine (portes ouvertes d'atelier)- de 2006 à 2016

- SALON D’AUTOMNE -  Paris, 2011

- Femmes Artistes Réalistes (exposition collective) - Draveil,  2011

- AFFICHE du spectacle Bête de ScèneS pour la Compagnie Justiniana -  Besançon, 2010 

- Salon ARAMI - Ermont, 2010 

- GORILLES! Réalisation de 15 toiles pour une exposition scientifique -  Mairie de Rueil-Malmaison, 2008

- LOGO école primaire Jean-Paul II - Garches, 2008 

- Art Nature et Animaux ( exposition collective) - Paris, 2007 

- Cabinet Stéphane Pinta - Paris, 2006 

- Galerie Geste - Besançon,  2005 

 

RECOMPENSES 

- 1er Prix du Jury, Salon des Arts - Vaucresson - 2004

- Prix du  Public, Salon des Arts - Vaucresson - 2005

- 1er Prix du Jury, Salon des Arts - Vaucresson - 2006

- Prix du Public, Salon des Arts - Vaucresson - 2007

- 2ème prix du Jury, Salon des Beaux Arts, Marnes la Coquette - 2009

- 1er prix du Jury (catégorie peinture) et  2ème prix du Jury (catégorie technique mixte), Salon des Arts - Vaucresson - 2009

DEMARCHE

Les différents styles de ma peinture, les palettes contrastées peuvent étonner. Ce sont eux qui s’imposent pour chacune de mes séries, me forçant à apprendre et me réinventer sans cesse. La peinture c’est la curiosité, les remises en question, la recherche permanente : l’essence de la vie même. La figuration m’apparaissait au départ comme un passage obligé pour apprendre honnêtement un métier qui me conduirait, débarrassée du sentiment d’imposture, aux vertiges libérateurs de l’abstraction. Fausse liberté à laquelle j’ai temporairement goûté. Ce genre multiple et protéiforme avait finalement bloqué ma spontanéité, engluée dans la recherche du bon trait, qui ne soit ni gratuit, anecdotique ou dénué de sens, ni à la manière de ( une gageure, que n’a-t-on pas encore fait), bref, dans une quête archi contrôlée me conduisant à l’aplomb d’une falaise sans pour autant me donner des ailes. La vraie liberté, je l’ai ressentie lorsque j’ai pu représenter le plus fidèlement possible les sujets qui me touchaient, tracer un contour, traduire un regard, le seul moyen - pour moi - de donner un sens au sentiment et à l’émotion. Sans compter le grisant petit côté casse-gueule de ce genre, chaque observateur possédant les codes pour appréhender une peinture qui n’a pas besoin de texte alambiqué pour se définir. Aussi, revenue de ce marécage (2012- 2015), j'explore de manière instinctive une nouvelle figuration, affranchie en apparence, à la fois des règles de la figuration et de l’abstraction, à travers la liberté d’expression des enfants, grave et joyeuse à la fois, ouverte et toujours curieuse du monde qui les entoure.

 

L’Homme, éternelle source de questionnement, m’inspire. Je suis allée le chercher aux confins de la vallée de l’Omo africaine, terre de nos origines, car il faut bien commencer par le commencement pour aborder un problème, puis sur scène, avec une réflexion sur l’intime, l'identité des personnes surexposées du show bizz. Et les bêtes. Comme toutes les passions, une source inépuisable d’intérêt qui me conduit régulièrement dans les parcs de France et de Navarre. Les grands singes, les chevaux, les chats, les chiens, façonnés par des millénaires de cohabitation, de sélection, le taureau, malmené dans l’arène…  Le regard que je pose, en peinture, sur notre espèce et sur cette altérité si proche (les camarades de souffrance de Schweitzer) est le même; je travaille sur nos points de convergence. C’est notre animalité, si prompte à jaillir de notre cerveau limbique que je vais chercher dans les rituels violents des Noubas de Ko ou dans les corridas, dont les subtiles codifications ne servent qu’à masquer la sauvagerie. C'est surtout une humanité, disons une troublante parenté que j’affiche dans les regards. Par ces cadrages serrés, l’absence de fond interdisant toute anecdote, aucune échappatoire. l’Autre nous observe, nous interroge en nous renvoyant à nous même. Je trace des signes sur la toile, je signe par des traces, des empreintes de doigts. Littéralement dans mon sujet, je finis souvent à main nue : ces gens qui ont besoin de toucher pour voir, une nuisance pour les musées ! Peindre sans pinceaux permet sans doute d’affiner un trait, de modeler une ombre, mais surtout d’abolir les distances avec ma toile, de l'apprivoiser tout en laissant une trace émotionnelle et démonstrative sur la toile. 

Haunted by the feeling of imposture, figuration appeared to me as a necessary step to honestly learn a trade that would quickly lead me I thought to the vertigo of abstraction, (false) supreme freedom, of that I 'll speak further. I found freedom in figuration, which was the only way to share as fairely as possible what touches me and to give meaning to feeling and emotion. Add to this the exhilarating little side breaker of the genre: each observer has the codes to apprehend the figuration.

Man, eternal source of questioning, inspires me. As I did for my first work on bulls, I intuitively looked for it at the Origin, at the edge of the Omo valley, the land of our birth;  isn't it necessary to start at the beginning to tackle a problem?

And I passionately love animals, which I track and bite in nature, parks of France and Navarre. The great apes, horses, cats, dogs, shaped by millennia of selective cohabitation, manhandled bulls in the arena ... It does not matter  whether an animal can reason, said Albert Schweitzer, just knowing he can suffer, I consider him a comrade. The militant way I look at our species in painting  showes our points of convergence ... with looks, precisely. It is our animality, so quick to spring from our limbic brain that I will look for in the violent rituals of the Nuba, in bullfights, whose subtle codifications only serve to mask savagery. It is also and above all a humanity, let's say a disturbing kinship that I show in the looks. By these tight framing, the almost absence of background, the Other fixes us and questions us at leisure. Perhaps he even judges us.

For this I trace signs, I leave footprints on the canvas. Literally in my subject, I often end up with my bare hands (these people who need to touch to see, a nuisance for museums!). Painting without brushes undoubtedly makes it possible to refine a line, to mold a shadow, but above all to abolish the distances with my canvas, to tame it, while leaving an emotional mark.

When recently I wanted to take the multifaceted paths of freedom with abstraction, I paradoxically had the feeling of no longer being free, of losing my spontaneity, looking for the right trait, which is neither way of being, neither gratuitous, anecdotal, decorative and meaningless, in short, in an architecturally controlled quest which no longer had anything spiritual, leading me as if plumbed by a cliff without giving me wings. So I came back to a figuration freed from all the rules, through the freedom of expression of children, serious and joyful at the same time, always curious about the world.

 LES SERIES - EVOLUTION

De Lascaux aux guerriers"réalistes", de l’abstraction à la représentation enfantine affranchie de toute contrainte, mon travail s’est organisé spontanément, suivant à sa manière, le principe d’une Théorie de l’Evolution.

Painting is freedom, curiosity, constant research, questioning, a reflection of life itself. It would be contrary to these principles to lock oneself into a model. From Lascaux to "realistic" warriors, from abstraction to childish representation freed from all constraints, my work was therefore organized in its own way, following the principle of a Theory of Evolution.

 

1996 - 1998 : Murmures du temps. Huile et technique mixte sur papier kraft. Ce thème de l’art pariétal s’est imposé naturellement pour une première approche de la peinture et de la matière. Formes floues, couleurs « naturelles » mélangées à du sable et de la poudre de marbre, appliquées au couteau. 

                       Petites fresques. Huile sur carton préparé.  Je veux donner la mesure du caractère éphémère et fragile des créations humaines.

1999 - 2003 : Les Autres

                      Jeux du cirque Huile sur toile. Série aux couleurs vives sur la violence saturée des arènes et des rings.

2004 - 2008 : Attention fragiles -

                      Inventaire avant Liquidation. Huile sur toile. Portraits de grands singes, approche militante d'une population en sursis, en partie réalisée pour une exposition itinérante scientifique sur les gorilles (Gorilles ! Grand Palais, 2006, Rueil-Malmaison, 2008).

2006 - 2011: Guerriers surmas. Huile sur toile. Cette armée imaginaire, sans couleur définie mais définie par la couleur du fond (raccourci Animiste), est née d’un regard, croisé dans un magazine. Le regard de cet homme de la vallée de l’Omo - là où tout a commencé pour nous, l’Evolution, toujours - plein de défi et de questionnement face au photographe, m’est apparu comme un symbole de notre condition.

2009 : 2010: BêteS de scènE. Huile sur toile. Portraits de personnalités du show bizz, livrées en pâture dans le même cadrage serré que leurs cousins les grands singes.

2010 - 2011 : A cheval

                      Cabotins, têtes de chiens Huile sur toile Les bêtes, façonnées par des millénaires de cohabitation avec l'homme. Une approche quasi photographique qui vient (momentanément !) clore le chapitre de la figuration. 

2011 :            BêtE de scèneS. Huile sur toile. Un travail sur la star des contes et légendes, pour répondre à la commande d'une compagnie théâtrale.

2012 - 2014 : Désordre.  Acrylique sur toile. Enfant, je dessinais au verso des électroencéphalogrammes que mon père, professeur de  psychiatrie, me rapportait de l'hôpital. Au verso de mes pages blanches, des kilomètres de petits gribouillages tantôt minuscules et bien tranquilles, tantôt déchaînés, dont je sentais confusément qu'il y avait de l'humain derrière. Le saut dans l'abstraction s'est fait spontanément sur ce thème du désordre mental.

2015 : GATCTCAGT. Acrylique sur toile La Vie avant la Vie.

 2015 - 2016 : walking, wandering, wondering,  waiting, wasting, whistling , wishing cats.  Acrylique et pastel sur toile 

Le mystère des chats associé au monde aussi impénétrable de l'enfance. Retour à la figuration à travers la liberté d’expression des enfants, grave et joyeuse à la fois, affranchie de toutes les règles de la figuration et de l’abstraction. 

© 2023 by ADAM KANT / Proudly created with Wix.com

  • Twitter Classic
  • Facebook Classic